Chronique

DAGGERS
Euphoria

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Twelve Gauge Records / Holy Roar Records

9 titres // 21 minutes


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Jeudi 17 novembre 2011

Daggers
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. J’avais beaucoup aimé le précédent album même s’il ne rend pas du tout justice à la puissance que le groupe est capable de dégager sur scène. C’est toujours la rançon de la gloire et le vrai défi d’un groupe qui arrache tout sur scène, de ne pas décevoir les amateurs avec un enregistrement studio.

Evidemment, comment retranscrire sur pistes audio l’intensité d’un batteur qui sur scène arrache des tresses de cable qui passent au plafond (et provoque ainsi le courroux des ingés son), d’un bassiste qui s’ouvre le nez par un coup d’on ne sait pas trop quoi sans même le remarquer, d’un gratteux complètement transformé et barbarisé par sa musique ? Apparemment ils ne se sont pas posés la question, la réponse était trop simple : il suffit de pousser à son paroxysme cette hargne, cette violence, cette haine qui suinte de leur musique. Alors selon ce principe, toutes les portes sont ouvertes : on commence un album par un blast de 12 secondes sur la caisse claire. Oui, 33 coups de batterie en 12 secondes avant la moindre note de guitare, ça annonce la couleur.

Toute la structure de ce Freaks qui ouvre l’album m’a pris à contre-pied. De la boucherie pure et simple avant un passage limite psyché à la guitare arythmique sur une batterie qui semble vouloir tenir le tempo contre vents et marées.

Daggers
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a eu l’intelligence de bien penser la répartition des morceaux sur l’album. Ils semblent même vouloir jouer avec nos nerfs en alternant morceaux mid-tempo et autres hyper rapides pour rendre digeste leur hardcore toujours hargneux.

Mais ce serait un tort de prendre les gars de Daggers
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pour de simples bourrins qui nous balancent un punk-hardcore à la gueule sans réfléchir. Sur Mohawk, la guitare claire simpliste sur la batterie en half-time en dit long et on se rend compte que les gars de Daggers
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sont capables de trucs bien poussés techniquement. Ce qui est presque vexant. Un peu comme se faire tabasser par un champion d’échecs.

Je manque peut-être de recul pour chroniquer cet album puisque je ne l’écoute que depuis une semaine mais vu qu’il dure 20 minutes et que je ne pense pas avoir écouté autre chose depuis, le nombre total d’écoutes doit être largement suffisant pour que ma chronique soit crédible. Et pouvoir dire en toute objectivité que cet album défonce littéralement la gueule.
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AUTEUR : Erik
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Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentrÃ...
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